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30/09/2021

Voitures électriques et mobilité verte : où en est la France par rapport à l’Europe ?

En Europe, les mesures pour lutter contre le réchauffement climatique sont nombreuses. Parmi elles, vous avez certainement entendu parler du développement des véhicules électriques pour mettre en œuvre un transport routier plus durable. Où se place la France par rapport aux autres pays européens en matière de mobilité verte ? Réponse dans notre article.

Les ventes de voitures électriques en Europe

Selon l’ACEA (Association des constructeurs européens d’automobiles), à la fin du second trimestre 2021, les voitures électriques représentaient 7,5 % du total des ventes de véhicules neufs en Europe, contre 3,5 % au deuxième trimestre 2020. Plus de 200 000 modèles ont ainsi été écoulés. C’est en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni et en Autriche que les ventes ont connu la plus forte progression.

 

En France, par exemple, la baromètre Avere indique que les véhicules électriques et hybrides rechargeables représentaient 12,9 % de parts de marché en juillet 2021 (contre 15,7 % en juin, 14,2 % en mai, 12 % en avril, 13,3 % en mars, 10,7 % en février et 9,8 % en janvier).

 

À titre de comparaison, en Norvège, selon la Fédération routière norvégienne (OFV), la part de marché des voitures électriques a atteint 54 % en 2020 contre 42 % l’année précédente. Christina Bu, dirigeante de l’Association norvégienne des véhicules électriques a même déclaré que selon leur estimation préliminaire : « les voitures électriques dépasseront 65 % du marché en 2021 ».

Bon à savoir : Les voitures thermiques ont quant à elles connu un fort recul en Europe. Les motorisations essence ne représentent plus que 41,8 % des parts de marché au deuxième trimestre 2021, contre 51,9 % l’année précédente. Les diesels ne pèsent plus que 20,4 % du marché européen, contre 29,4 % un an plus tôt.

Immatriculations de voitures électriques sur la période avril-juin 2021 en Europe

Concernant le nombre de véhicules électriques immatriculés sur la période d’avril à juin 2021, la France apparaît dans le top 5 des pays européens qui ont vendu le plus de véhicules électriques, tant dans la catégorie des 100 % électriques que pour les hybrides rechargeables.

 

En voici les tableaux récapitulatifs.

 

Immatriculation véhicules 100 % électriques : top 5 des pays européens

Tableau nombre d'immatriculations véhicules électriques - pays européens - Club Identicar
Source : ACEA, juillet 2021

Immatriculation véhicules hybrides rechargeables : top 5 des pays européens

tableau des immatriculations des véhicules hybrides rechargeables - pays européens - Club Identicar
Source : ACEA, juillet 2021

Les aides à l’achat de voitures électriques en Europe

Pour accélérer la lutte contre le changement climatique et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, la Commission européenne a lancé le plan « Fit for 55 ». L’objectif de ce plan est de réduire d’au moins 55 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990).

 

Chaque gouvernement membre de l’Union européenne doit donc participer à la réduction des émissions de polluants dans son pays. L’une des solutions pour y parvenir : favoriser le développement de moyens de transport plus « propres » en incitant notamment les entreprises du secteur automobile à élargir leur gamme de véhicules électriques. La Commission européenne a d’ailleurs pris une mesure phare pour atteindre l’objectif fixé : interdire, dès 2035, la commercialisation de voitures thermiques neuves.

Le saviez-vous ?

Les voitures individuelles sont responsables, en Europe, d’environ 60 % des émissions totales de CO2 du transport routier.

Dès lors, il faut également pousser les consommateurs à se tourner vers l’achat de véhicules électriques. Pour se faire, de nombreux pays européens ont mis en place des subventions qui permettent de réduire considérablement le prix d’acquisition d’une voiture électrique.

 

En France par exemple, les automobilistes peuvent bénéficier :

  • Du bonus écologique : une aide jusqu’à 6 000 € pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique ;
  • De la prime à la conversion : une prime qui aide les Français à acheter un véhicule électrique (neuf ou d’occasion) en échange de la mise au rebut d’un véhicule ancien et polluant (selon conditions de ressource) ;
  • D’un microcrédit : un crédit d’un montant maximum de 5 000 € dont le remboursement peut être étalé sur 5 ans pour l’acquisition d’une automobile électrique.

Le saviez-vous ?

Dans un futur proche, la voiture électrique pourrait devenir moins chère qu’une voiture thermique. Selon l’UFC-Que choisir, le coût de détention (frais de services : entretien, carburant ou énergie, assurance… liés à la possession) d’un véhicule électrique est déjà plus intéressant que celui d’une voiture essence ou diesel.

Bon à savoir : La Métropole du Grand Paris a lancé au 1er juillet 2021 une nouvelle aide réservée aux automobilistes résidant dans l’une des 131 communes de la métropole : « Métropole Roule Propre ! ». La prime peut atteindre jusqu’à 6 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique, hybride rechargeable (ou non), fonctionnant à l’hydrogène ou au GNV, neuf ou d’occasion. Cette aide est cumulable avec le bonus écologique et la prime à la conversion.

En Norvège, pour inciter les consommateurs à se tourner vers des véhicules plus propres, le gouvernement a décidé d’exempter totalement les véhicules électriques des taxes imposées aux véhicules thermiques. Des mesures fortes qui viennent renforcer la volonté de la Norvège d’être le premier pays d’Europe à mettre fin à la vente de voitures thermiques à l’horizon 2025.

 

En Espagne, les aides mises en place par le gouvernement ont été renforcées à la mi-avril 2021 via le plan Moves III. Réservée aux modèles de véhicules électriques dont le prix de vente ne dépasse pas les 45 000 €, la prime peut ainsi s’élever jusqu’à 7 000 €. L’Espagne propose également des subventions concernant les infrastructures de recharge électrique. Ainsi, pour les particuliers, le montant de la prise en charge peut grimper jusqu’à 70 % du coût total.

Les points de recharge électrique en Europe

Selon le baromètre Avère, au 1er mai 2021, on comptait 33 363 points de recharge électrique ouverts au public en France, soit une hausse de 7 % par rapport à février 2021. Mais ce chiffre est encore très éloigné de l’objectif des 100 000 bornes électriques prévues d’ici la fin de l’année 2021 dans la charte signée par Barbara Pompili et Jean-Baptiste Djebbari visant à accélérer le déploiement d’infrastructures de recharge dédiées aux véhicules électriques.

 

Pour autant, selon les chiffres révélés par l’ACEA, la France se place tout de même en numéro deux du classement des pays ayant installé le plus de dispositifs en Europe, juste derrière les Pays-Bas.

 

L’association relève cependant une forte disparité dans la répartition de ces infrastructures au sein de l’Europe.

 

À ce jour, trois pays concentrent 70 % des bornes de recharge au sein de l’UE :

  • Les Pays-Bas avec 66 665 bornes, soit 29,7 % du total ;
  • La France avec 45 751 bornes, soit 20,4 % du total ;
  • L’Allemagne avec 44 538 bornes, soit 19,9 % du total.

 

Les 30 % restants sont réparties dans les 77 autres pourcents de l’UE. La Roumanie par exemple compte 493 prises installées, soit 135 fois moins qu’aux Pays-Bas alors que le pays est six fois plus petit.

 

Pourtant, le nombre de bornes électriques disponibles est un levier primordial pour lever les principaux freins à l’achat d’une voiture électrique. Mais à l’heure actuelle, l’Europe ne compte que 225 000 bornes au total. Or, selon les estimations de l’ACEA, il faudrait au minimum trois millions de points de recharge publics pour atteindre les objectifs de réduction de CO2 prévus à l’horizon 2030.

 

Oliver Zipse, Président de l’ACEA, alerte ainsi les différents gouvernements européens : « Pour l’adoption des véhicules électriques, une logique simple s’applique : le nombre de points de recharge et de stations hydrogène que les États membres de l’UE s’engagent réellement à déployer dans le cadre de l’AFID [NDLR : Directive sur l’infrastructure des carburants alternatifs] déterminera ce qu’est un objectif de CO2 réaliste pour 2030 ».

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